Logo du site Popol Media

Du local au global

Les médias parlent depuis plusieurs mois de « backlash écologique », surtout au niveau national. Mais qu’en est-il au niveau local, à l’heure où les élections municipales arrivent ?

Illustration d'Amandine Richaud Crambes

Amandine Richaud-Crambes

11 mars

Winding path through rolling green hills and trees
Logo du site Popol Media

Du local au global

Les médias parlent depuis plusieurs mois de « backlash écologique », surtout au niveau national. Mais qu’en est-il au niveau local, à l’heure où les élections municipales arrivent ?

Illustration d'Amandine Richaud Crambes

Amandine Richaud-Crambes

11 mars

Les médias parlent depuis plusieurs mois de « backlash écologique », surtout au niveau national. Mais qu’en est-il au niveau local, à l’heure où les élections municipales arrivent ?
Les choix d’orientations politiques et la baisse des budgets pour l’environnement marquent un net recul de la lutte écologique au niveau national : loi Duplomb, programmations pluriannuelles de l'énergie (PPE), suppression des ZFE, arrêt de ma Prime’Renov, etc.  Cela représente un changement de cap d’une certaine volonté environnementale enclenchée avec les accords de Paris en 2015.

Ce recul écologique est accompagné par une présence accrue dans les médias du climato-scepticisme, de désinformations, de pseudo-scientifiques douteux. Alors que le traitement des questions environnementales ne serait que de 6% dans l’ensemble des médias. Le backlash voudrait dire que chaque avancée pour la lutte contre le changement climatique serait suivie d’un retour de bâton réactionnaire.

Pour autant, ce net désaveu écologique ne se retrouve pas chez les Français.es. En effet, le dernier baromètre de l’ADEME indique que 25% des Français font de cet enjeu une priorité, juste après l’inflation et la sécurité. Dans cette même étude, avec un volet dédié aux élu.es locaux, on observe une aggravation du pessimisme quant aux conséquences concrètes du changement climatique dans les territoires, qui conduit la majorité des élu.es interrogé.es à ressentir la nécessité urgente de politiques d’adaptation au changement climatique. Pour mener à bien de telles politiques, la question du financement vient en tête de leurs préoccupations.

Ces préoccupations sont loin de l’image désastreuse que porte le gouvernement ou les médias. Au contraire, c’est vu à l’échelle des collectivités locales comme une opportunité. En effet, les communes ont une action directe possible sur le cadre de vie et donc l’attractivité du territoire. Les maires à venir auront donc un champ d’actions assez large.

Le périmètre de travail est très vaste, par exemple : agir sur la circulation et la pollution de l’air, végétaliser la ville et protéger les espaces naturels, orienter l’urbanisme et les constructions, rénover les bâtiments publics ou encore prendre des décisions locales qui comptent pour le climat.

On peut s’interroger sur le pourquoi d’une telle différence de traitement entre le global et le local si ce n’est l’incapacité des médias de se décentrer des enjeux nationaux, même à l’heure où le traitement des municipales sur l’intégralité du territoire français est essentiel. De même, la déconnexion des politiques professionnel.le.s de représenter correctement les besoins et envies de leurs électeurices.Pour autant, l’urgence climatique ne peut s’accommoder d’une politique au rabais. C’est par le local que l’action globale se passera. 

Soutenez Popol Media

Aidez-nous à rester indépendantes