Selon un rapport publié en 2025, 63 % de la population espagnole considère que la lutte contre le changement climatique devrait être une priorité nationale [1]. Un signe que les enjeux écologiques pèsent fortement dans le débat public. Cette préoccupation est particulièrement nette chez les femmes : 88 % d’entre elles jugent le réchauffement climatique comme un problème très grave. Cette fibre environnementale on la retrouve chez 2 femmes qui marquent la politique espagnole, Teresa Ribera Rodriguez et Sara Aagesen Muñoz.
Teresa Ribera Rodríguez, née à Madrid en 1969, s’est imposée en deux décennies comme une figure majeure des politiques environnementales et de la transition énergétique en Europe. Juriste de formation, elle incarne une génération de responsables publics pour qui écologie, justice sociale et compétitivité économique doivent aller de pair dans l’agenda politique du XXIᵉ siècle. Diplômée en droit de l’Université Complutense de Madrid en 1992, avec un diplôme en droit constitutionnel et science politique, Ribera rejoint ensuite le Corps supérieur des administrateurs civils de l’État, l’un des corps les plus prestigieux de la fonction publique espagnole. Elle y amorce une carrière technique centrée sur l’environnement, l’énergie et les politiques climatiques. En 2018, Teresa Ribera entre au gouvernement espagnol dirigé par Pedro Sánchez. D’abord ministre de la Transition écologique, elle est rapidement promue vice-présidente du gouvernement avec un portefeuille élargi intégrant les défis démographiques, reflétant une approche transversale des enjeux publics.
La consécration de son influence se concrétise début décembre 2024, lorsqu’elle est nommée première vice-présidente exécutive de la Commission européenne, avec la responsabilité d’une transition propre, juste et compétitive, ainsi que de la politique de concurrence ; un portefeuille titanesque qui lie transition écologique et compétitivité économique dans l’Union. À ce poste, Ribera travaille à faire avancer le Green Deal européen, à moderniser les règles de la concurrence pour renforcer les industries européennes et à intégrer des approches durables au cœur du marché unique. Elle se démarque au sein de la Commission par sa robustesse sur les sujets écologiques et son ambition anti-nucléaire, ses propos clairs sur le génocide en cours à Gaza ou encore sur ses positions anti-Trump.


