Renée Nicole Good avait 37 ans, elle vivait dans le Minnesota et, le 7 janvier 2026, elle a été abattue en pleine rue par un agent de l’ICE, l’agence fédérale des douanes et de l’immigration aux Etats-Unis. Cet assassinat, largement documenté, a déclenché des manifestations massives dans plusieurs villes du pays.
La mort de Renée Good survient dans un contexte où l’ICE est accusée depuis des années d’excès de pouvoir et de dérive sécuritaire. L’agence opère comme une police fédérale parallèle, dotée d’armes, de centres de détention, de pouvoirs d’arrestation, et d’une culture institutionnelle marquée par l’opacité et les violences.
Là encore, les femmes paient un prix particulier. The Intercept a révélé en 2018 que plus de 1 200 plaintes pour violences sexuelles ont été déposées contre des agents d’ICE entre 2010 et 2017, dont l’immense majorité n’a abouti à aucune sanction. De nombreuses ONG ont dénoncé les conditions dangereuses imposées à des femmes enceintes en détention, privées parfois de soins essentiels ou placées en isolement. Et en 2020, un scandale a éclaté lorsqu’une infirmière lanceuse d’alerte a révélé des cas de stérilisation forcée dans un centre ICE de Géorgie.
Même si Renée Nicole Good n’était pas en situation de migration, elle a été tuée par une agence dont les méthodes sont historiquement dirigées contre les personnes migrantes, en particulier les personnes non blanches et en situation de vulnérabilité. Son assassinat rappelle que la violence migratoire est partout.






